01 · Le contexte

De quoi parle-t-on ?

Un édifice religieux peut remplacer plusieurs bâtiments et conserver certains de leurs murs. Le dater demande donc de séparer construction initiale, réemploi et transformations. Le problème devient particulièrement délicat lorsqu’une église est enfouie sous une autre. Un résultat obtenu sur un mortier renseigne une étape de cette histoire ; il ne donne pas nécessairement l’âge de tout le monument.

02 · L’enquête

Ce que propose l'étude

Alicia Medialdea et ses collègues prélèvent six échantillons de mortier, d’enduit et de sable. La luminescence mesure le temps écoulé depuis la dernière exposition des grains minéraux à la lumière. L’échantillon de l’abside donne 270–490 de notre ère ; d’autres secteurs se placent entre les IVe et VIIe siècles. Les auteurs confrontent ces résultats à l’architecture pour envisager une construction chrétienne précoce ou l’adaptation d’un édifice antique.

03 · Les enjeux

Pourquoi cette date compte

Cette proposition pourrait déplacer les premières étapes du complexe religieux vers l’Antiquité tardive et modifier la lecture du développement urbain. Elle illustre aussi une distinction essentielle : prouver qu’un mur est ancien ne suffit pas à prouver qu’il avait déjà sa fonction religieuse actuelle.

Ce qu’il faut garder en tête

L’étude refuse elle-même une conclusion définitive sur la première église. Les intervalles sont larges et concernent différents matériaux. L’abside datée de 270–490 ne permet donc pas d’annoncer que toute la cathédrale a été construite au IIIe siècle.

Pour aller aux sources

Les publications derrière ce dossier

Synthèse éditoriale de Repères. Les travaux scientifiques sont ceux des auteurs cités ci-dessous.