01 · Le contexte
De quoi parle-t-on ?
À Leang Bulu’ Sipong 4, une paroi représente des animaux et de petites figures aux caractères humains ou mêlés à ceux d’animaux. Elle a été interprétée comme une scène de chasse ou un récit imagé. En 2019, des concrétions déposées sur la peinture avaient fourni un âge minimal de 43 900 ans, déjà exceptionnel.
02 · L’enquête
Comment les chercheurs le savent
La nouvelle technique utilise un laser pour analyser de minuscules zones des couches de carbonate formées sur les dessins. Cette cartographie permet de sélectionner les parties appropriées et d’éviter certaines zones altérées. Au lieu de mélanger des couches d’âges différents, elle en distingue plus finement la succession. Pour le panneau déjà étudié, les chercheurs obtiennent une mesure de 50 200 ± 2 200 ans, soit un minimum conservateur voisin de 48 000 ans.
03 · Les enjeux
Pourquoi cette date compte
Ce cas montre une vraie révision portant sur la même œuvre, grâce à une méthode améliorée. Il contribue à replacer très tôt les compositions figuratives d’Asie du Sud-Est dans l’histoire de l’art, tout en permettant d’expliquer simplement la notion d’âge minimal.
Ce qu’il faut garder en tête
On date le calcaire déposé sur la peinture, qui est nécessairement plus ancienne. L’étude présente aussi une autre scène, à Leang Karampuang, âgée d’au moins 51 200 ans : cette première datation concerne une œuvre différente et ne doit pas être confondue avec la correction.
Pour aller aux sources
Les publications derrière ce dossier
Synthèse éditoriale de Repères. Les travaux scientifiques sont ceux des auteurs cités ci-dessous.



