01 · Le contexte
De quoi parle-t-on ?
Une copie manuscrite peut être bien postérieure à la composition du texte qu’elle transmet. Pour comprendre l’histoire des écrits bibliques, il faut donc distinguer ces deux dates. Les manuscrits de la mer Morte sont souvent fragmentaires et sans année inscrite. Leur écriture fournit des indices, mais les formes de lettres ne changent pas toutes au même rythme.
02 · L’enquête
Ce que propose l'étude
Les chercheurs obtiennent 27 datations radiocarbone valides après un nettoyage destiné notamment à éliminer des matières grasses. Ils entraînent ensuite le modèle Enoch sur 24 manuscrits pour estimer l’âge d’autres écritures. Pour le fragment de Daniel 4Q114, ils retiennent une plage de 230 à 160 avant notre ère, antérieure aux estimations traditionnelles citées. Cette plage résulte aussi d’un choix argumenté entre plusieurs possibilités offertes par la calibration.
03 · Les enjeux
Pourquoi cette date compte
Des copies plus anciennes modifieraient les comparaisons entre traditions d’écriture et la circulation de certains textes. Elles pourraient rapprocher quelques témoins matériels de leur période de composition supposée. L’intérêt du travail réside également dans une méthode que de nouvelles datations pourront enrichir et mettre à l’épreuve.
Ce qu’il faut garder en tête
L’IA ne mesure pas directement une date et les résultats ne redatent pas toute la Bible. La plage retenue pour 4Q114 ne démontre pas que son scribe était l’auteur du livre. L’article évalué date de 2025, mais une prépublication existait en 2024.
Pour aller aux sources
Les publications derrière ce dossier
Synthèse éditoriale de Repères. Les travaux scientifiques sont ceux des auteurs cités ci-dessous.



