01 · Le contexte
De quoi parle-t-on ?
Dater une pratique sociale ne consiste pas à retrouver son invention. Les historiens établissent plutôt jusqu'où remontent les témoignages conservés. Des travaux récents privilégiaient un texte d'Asie du Sud situé vers 1500 avant notre ère pour le baiser amoureux. Or les spécialistes du Proche-Orient connaissaient déjà des sources plus anciennes, insuffisamment prises en compte dans cette présentation générale.
02 · L’enquête
Comment les chercheurs le savent
Un assyriologue et une chercheuse en zoologie réunissent des attestations écrites du Proche-Orient ancien dans une synthèse publiée par Science. Ils soulignent l'existence de témoignages remontant au moins à 2500 avant notre ère et distinguent baisers amoureux, familiaux et amicaux. Les tablettes cunéiformes montrent une pratique intégrée aux relations sociales. Il ne s'agit ni de dater une tablette nouvellement découverte, ni de corriger une mesure physique, mais de remettre plusieurs traditions documentaires en perspective.
03 · Les enjeux
Pourquoi cette date compte
Ce dossier élargit la notion de révision chronologique aux premières attestations d'une pratique. Il montre comment une date peut rester populaire alors que des spécialistes disposent d'un corpus plus ancien. La correction porte sur le récit de nos connaissances et sur ses sources.
Ce qu’il faut garder en tête
Le premier baiser humain demeure impossible à dater à partir de ces textes. Les attestations mésopotamiennes étaient déjà connues : 2023 est la date de leur mise en perspective dans cette synthèse, et non celle de la découverte de toutes les tablettes concernées.
Pour aller aux sources
Les publications derrière ce dossier
Synthèse éditoriale de Repères. Les travaux scientifiques sont ceux des auteurs cités ci-dessous.



